Thursday, February 15, 2018

Haïkus sous la neige


Jardin sous ciel gris
Petit matin se lève
Fascination neige.

Tapis immaculé
Flocons en l’air flotte
Silence complet.

Un hameau blotti
La campagne somnole
Passage de l'ange

Un signe de vie
Une fumée qui flotte
Ballet de volutes

Grande cheminée
La flamme bleue crépite
Étincelles de feu.

Un chemin blanc et
Un vieux promeneur flâne
Traces sur le sol

Monday, February 12, 2018

Les larmes de la veuve fidèle

Le matin elle se lève sans savoir pourquoi
Lassée de nuits trop brèves, souvent elle ne dort pas.
Roulent ses souvenirs, son mari n’est plus là.
Son cœur las de souffrir ne sait pourquoi il bat.

Quelques années déjà, la souffrance est profonde.
Oublier n’est possible ses souvenirs abondent.
Sa douleur personne ne la partagera.
A douter d’elle-même elle se surprend parfois.

Il arrive souvent que ses tristes pensées
L’entrainent en des chemins qu’elle ne peut éviter,
Doutant de son amour quand la peine est trop rude,
Perdue par la détresse de sa grande solitude.

L’absence par trop lui pèse elle se rebelle parfois
Lui reprochant alors son abandon, pourquoi
Est-il parti si tôt retrouver l’au-delà.
Seule, elle s’enferme aspirant au trépas.

La veuve chaque jour est une prisonnière
De cette cage mentale aux lueurs éphémères.
Ses suppliques sont vaines, de même ses prières,
Lettres mortes inutiles la privant de lumière.

Les heures interminables faites de solitude
Ont quelquefois le goût d’une immense lassitude
Les jours qui lui restent ont perdu de leur charme
La veuve ne pleure plus, les yeux privés de larmes.

Saturday, January 13, 2018

La saga des saumons



La saga des saumons
C’est au bout du voyage que je viens de comprendre
Ce qui toute ma vie fût l’objet de ma quête.
Va se tourner la page en ces jours de septembre
Où pour moi tout fini avant que de renaître.
Depuis mes premiers jours, j’ai cherché à savoir
De qui étais-je le fruit, orphelin de naissance ?
Maintenant c’est mon tour, c’est mon jour de gloire,
Je vais donner la vie avant l’évanescence.

Alors voici contée la fabuleuse histoire
De la vie d’un saumon et des ses congénères.
L’endroit où je suis né, petit saumon de Loire
Du mont Gerbier des joncs au milieu des frayères.
Une eau pure et glacée, nourrie du sang des miens,
Pour que vive ma race en dépit des dangers.
En deux longues années, sans parents et sans liens,
J’ai suivi à la trace mon instinct tout premier.
Un désir impérieux, contre marées et vents,
Aller vers l’endroit où se trouve mon destin.
Descendre vers un lieu, mystérieux, attirant,
Mais ignoré de moi, dangereux, je le crains.
Je ne connaissais rien de ce monde nouveau,
Mais sentais un parfum d’une bien meilleure eau.
Je perdis en voyage la plupart de mes frères,
Pris au piège au passage en des filets pervers.
Découvris l’océan, au milieu du parcours
Pour y vivre trois ans préparant le retour.
Alors le but ultime dont je cherchais le sens,
Prit une forme intime sans aucune nuance.


Revenir à la source, rejoindre mes ancêtres,
 Reprendre la longue course vers ce lieu et renaître.
Tel est notre destin au prix de bien des luttes
Et combats incertains, un saumon n’a qu’un but,
Revenir en ce lieu d’où il partit naguère,
Pour devoir impérieux, essaimer les frayères.
C’est le prix à payer pour perpétuer la race,
Ce devoir sacré auquel aujourd’hui je fais face.

Procréer et mourir est là toute notre histoire
Celle-ci était celle d'un enfant de la Loire     

Saturday, December 10, 2016

Le promeneur du lac (haïkus)

Ciel bas, nuages blancs 
Jour levé sur l’étang
Carpes se traînant.

Un hiver long, franc,
Neige tombe au gré du vent, 
Nénuphars dormants.

Calme aux yeux du temps
L’eau claire frise, miroir givrant
Héron patient.  

Promeneur juvénile,
Fuit les bruits de grande ville
A pas tranquilles.
  

Friday, November 25, 2016

Muse dominante


C’est une muse dominante ,
C’est avec elle que je chante.
C’est une fille basanée,
A la peau blonde un peu bronzée.

C’est une sirène qui fait rêver,
Entre mes bras elle sait vibrer.
Pour provoquer un frisson lent
Qui vous enivre doucement.

Son charme fou, sa peau si douce,
Apaisent l’âme c‘est une source,
De rêves, d’amour et de désirs,
Une fontaine de plaisirs.

C’est une fille dont les formes
Sont celles d’une belle femme
Avec elle, je monte mes gammes
Guitare, en fait, elle se nomme.

Cette muse a un don certain
Sans doute meilleur que le mien.



L'artisan



Si je vous parlais de moi, je le ferais avec des gants.
Mon âge, vous ne le sauriez pas, car suis de la tribu sans dents.

Mes ascendants étaient bretons. Artiste non, non pas vraiment,
Je n’en ai pas la prétention. Artisan oui, certainement,

Du verbe, des mots avec passion, de la plume et de ses accents,
Qui en poèmes, qui en chansons, vous parlent de mes sentiments,
De mes envies de mes chagrins, des émotions que je ressens,
Amoureux des petits matins, des soirs aux ciels flamboyants.

De la palette qui me tente, avec bonheur assurément.
De ce pinceau qui alors chante la poésie sur fond blanc.
Elle en révèle au fil du temps, sur toile de lin à touches infimes,
L’âme qui va grandissant, en nuances souvent intimes. 

De ma guitare, ma douce amie, elle ne me quitte jamais longtemps,
Ses notes claires en mélodies, apaise mon âme de longs moments.
Elle parle aux dieux en trémolos, quand ses arpèges, ses accents,
Vibrent en rythme au bon tempo. Un vrai bonheur ces instants.

De ma toute première passion et non des moindres assurément,
Mon amour pour la femme en blond que je chante en humble artisan.
Le reste, sans elle, ne serait alors qu'un pieux mirage inexistant.
            Une muse mérite compliment...

Mes anges



Dans la grande forêt de l’oubli, repense à ce que tu as été,
Au présent, dans lequel tu vis, ce milieu où se figent les pensées,
Au futur, que réserve ta vie,  où s’enfuit ton passé,
Tes chagrins, tes envies,  tes regrets, tes secrets.

Dans la grande forêt de la vie, là où naissent les  amitiés,
Là où tes amours lentement ont muri, mille souvenirs au creux du temps tissés,
Ne seront ni usés, ni meurtris, en terres  abandonnées,  
Ne pourront se figer dans l’oubli, d’un cimetière déserté.
                                         
Dans cette forêt immense,  sache bien conserver
Une lumière, toujours aussi intense, une flamme sacrée
Qui  expliquent le sens de la route tracée.

Cette route de vie, ce temps à partager,
Ce chemin accompli, père de deux piliers,
Amours et amitiés.

Amours et amitiés



Dans la grande forêt de l’oubli, repense à ce que tu as été,
Au présent, dans lequel tu vis, ce milieu où se figent les pensées,
Au futur, que réserve ta vie,  où s’enfuit ton passé,
Tes chagrins, tes envies,  tes regrets, tes secrets.

Dans la grande forêt de la vie, là où naissent les  amitiés,
Là où tes amours lentement ont muri, mille souvenirs au creux du temps tissés,
Ne seront ni usés, ni meurtris, en terres  abandonnées,  
Ne pourront se figer dans l’oubli, d’un cimetière déserté.
                                         
Dans cette forêt immense,  sache bien conserver
Une lumière, toujours aussi intense, une flamme sacrée
Qui  expliquent le sens de la route tracée.

Cette route de vie, ce temps à partager,
Ce chemin accompli, père de deux piliers,
Amours et amitiés.