Les fantomes de minuit.
- RECUEIL DE QUELQUES POÈMES SÉLECTIONNES PARMI CEUX QUE J’ÉCRIS ET MA GALERIE VIRTUELLE
Tuesday, March 08, 2016
Le voyage "rêveries"
Je rêve de futurs faits de pays nouveaux
En folles aventures, parcourir les flots
Déployer ma voilure pour surfer sur les eaux
D'océans bleus et purs, faire vibrer mon bateau
Sur mers couleur azur, vent de bout, vent de dos,
Filer à toute allure vers les sables d'or,
Bâbord tribord amure pour mieux virer de bord
Au gré de ses cambrures quand le vent est trop fort
Quand courbe la mature en sachant que son corps
Aura pâle figure en arrivant aux ports
De ces pays lointains où les femmes chantent et dansent
Et les hommes sereins partagent leurs amours denses
Sans honte, sans gêne, sans frein.
Et ce voyage là, vois tu, je le fais chaque fois
Que tu es en mes bras, tes yeux couleur amandes
Noyés en l'océan des profondeurs de l'âme
Qui vibre en vagues longues et complaintes gourmandes.
En folles aventures, parcourir les flots
Déployer ma voilure pour surfer sur les eaux
D'océans bleus et purs, faire vibrer mon bateau
Sur mers couleur azur, vent de bout, vent de dos,
Filer à toute allure vers les sables d'or,
Bâbord tribord amure pour mieux virer de bord
Au gré de ses cambrures quand le vent est trop fort
Quand courbe la mature en sachant que son corps
Aura pâle figure en arrivant aux ports
De ces pays lointains où les femmes chantent et dansent
Et les hommes sereins partagent leurs amours denses
Sans honte, sans gêne, sans frein.
Et ce voyage là, vois tu, je le fais chaque fois
Que tu es en mes bras, tes yeux couleur amandes
Noyés en l'océan des profondeurs de l'âme
Qui vibre en vagues longues et complaintes gourmandes.
Les tamalous
Complainte du troisième âge.
Jour après jour on prend de l’âge,
Vole le temps, tournent les pages…
Passent les ans du long voyage.
S’use le cœur, le corps se fane.
Viennent les maux et leurs arcanes…
Les rhumatismes et puis l’arthrose
Ce sont là de bien tristes choses,
Mais pour autant il faut bien dire,
Qu’en maladies il y a bien pire.
Nos douleurs, nos courbatures,
Infligées par dame nature
Ne sont pas données à certains,
Il y a pire croyez le bien.
La camarde ne leur laisse pas,
Bien souvent cette chance là…
Avant de leur ôter la vie,
Leur fait subir mille maladies.
Leurs souffrances bien plus horribles,
Même si les nôtres sont pénibles,
Sont des calvaires fort terribles
Aux conséquences irréversibles.
Souffrir un peu est naturel,
Mourir vieux grâce du ciel…
Même au prix de nos p’tites misères
Preuves de vie sur cette terre.
Secret de chandeleur.
D’une pensée bien triste, dieu que le temps est long !
Les heures de demain prennent un retard fou.
Il est tard ce soir, le vin n’a plus de goût,
Ni cette suave saveur aux lendemains amers.
La plaie est là cruelle et je ne peux la taire.
J’ai, les nuits de chandeleur, des souvenirs intenses,
Mélanges de lumières et des peurs de l’enfance.
Et ce soir la flamme, qui vient de ces temps lents,
Ranime les fantômes et les dieux peu cléments.
Il me manque des choses, il me manque des gens.
Il me manque ce qui sert à calmer mes angoisses,
Étranges sentiments au fil du temps qui passe.
Ces heures de la nuit que le sommeil fuit,
Ces heures ce soir sensibles au fil de mon ennui,
Et des brumes nuageuses de cette bouteille vide,
Qui brouillent les vieux rêves et la peur morbide.
Dis, quand reviendras tu passé de mon enfance,
Dis, reviendras tu un jour bercer mon insouciance
De ces temps où jamais cette lente mélopée
N’habitait mon esprit par la bible bercé.
Alors je ne savais ce que j’allais souffrir
Au temps de l’innocence, où tout semblait sourire,
Quand j’appris, un jour, dit de la chandeleur
Cette nouvelle qui, ce soir, alimente mes pleurs.
Un secret que je garde au profond de mon cœur …
Monday, March 07, 2016
Fleur de tendresse.
Je me souviens du temps où nous étions amis.
Puis bien vite celui du délice des amants.
Aujourd’hui est venu le temps des souvenirs
Qui s’accrochent à mon cœur au soleil couchant.
Le temps prit ses distances pour mieux nous séparer.
Qui des deux, je ne sais, rompit le doux serment
De nous aimer sans cesse sans jamais renoncer ?
Il ne reste de cela que souvenirs charmants…
Un moment de tristesse est venu aujourd’hui
Me rappeler les joies des heures éphémères,
Le printemps et l’été durent autant que l’hiver.
Ces souvenirs là font partie de ma vie
Ce mot "fleur de tendresse" n’est pas une prière
Le présent qui s’enfuit n’efface pas hier.
Eléments terre, ou effet mer
Là où finit la terre, à la pointe d’Ouessant,
Au pays des abers, père des âmes fortes,
J’ai vu danser le diable aux feux de la saint Jean.
C’est l’esprit des défunts, à l’heure des eaux mortes,
Quand échouent sur le sable les épaves brisées,
Qui donne force aux hommes pour braver l’océan.
L’aventure t’appelle, en dépit des dangers
Marin tu prends la mer et son eau insoumise.
Je suis là sur la terre à regarder les flancs,
Fouettés par les vagues d’une méchante brise,
De ta goélette fière les voiles gonflées de vent.
Tu braves les démons qui irritent ton âme.
Tu es homme courage, le cœur à l’avenant.
Tu laisses derrière toi amis, enfants et femmes.
Ta mémoire te blesse mais tu vas de l’avant,
Et ton cœur ne cesse de porter cette flamme
Qui appelle les coursiers sur leurs voiliers géants
Sans jamais renoncer, tu braveras les lames
Pour consumer le feu qui te brûle sur terre,
Et affronter bravement les quatre éléments.
L'été indien (sonnet d'automne)
Aux premiers frimas de l’automne,
Un léger blues passager,
Douce musique monotone,
Me fredonne sérénité.
Douces les nuits, belles journées,
Parmi les plus ensoleillées.
Le temps semble un peu s’arrêter.
Octobre vient de commencer.
Une saison pour âmes fortes,
Face à l’hiver qui nous apporte,
Ses longues nuits noires et glacées.
Le soir s’entend, du cerf, le brame,
L’été indien repose l’âme,
De ses parfums tranquillité...
Le monde perdu
Je vis, je viens, je vais, en un monde perdu.
Hier je rêvais tel un pauvre ingénu.
Ce monde me paraît s’être aujourd’hui complu
En guerre plus qu’en paix, il viole, pille ou tue.
Perpétue ses méfaits, malheur est aux vaincus.
Et la doxa se tait chaque jour un peu plus.
Le rêve disparaît en paradis perdus
Acquis à tout jamais aux martyrs inconnus.
Un ciel bleu violet au levant est tendu
Nuée de feux follets des âmes disparues…
Les fastes du passé ont aujourd’hui vécu,
Vestiges sacrifiés au bal des pendus.
De l’horizon bleuté une houle est venue
De martyrs sacrifiés, passeurs à l’affût.
Houle de réfugiés, fugitifs sans but…
Ont-ils mérité leurs fuites éperdues ?
Vos bourreaux dépravés vous prêchent des vertus
Par la haine inspirée où se cache l’intrus.
Ce monde est sans pitié, et nos dieux dépourvus.
Victimes vous fuyez vos régimes corrompus,
Vos passeurs payés vous lâchent à la rue
De frontières rêvées où vous êtes mal reçus.
En ce monde perdu.
Hier je rêvais tel un pauvre ingénu.
Ce monde me paraît s’être aujourd’hui complu
En guerre plus qu’en paix, il viole, pille ou tue.
Perpétue ses méfaits, malheur est aux vaincus.
Et la doxa se tait chaque jour un peu plus.
Le rêve disparaît en paradis perdus
Acquis à tout jamais aux martyrs inconnus.
Un ciel bleu violet au levant est tendu
Nuée de feux follets des âmes disparues…
Les fastes du passé ont aujourd’hui vécu,
Vestiges sacrifiés au bal des pendus.
De l’horizon bleuté une houle est venue
De martyrs sacrifiés, passeurs à l’affût.
Houle de réfugiés, fugitifs sans but…
Ont-ils mérité leurs fuites éperdues ?
Vos bourreaux dépravés vous prêchent des vertus
Par la haine inspirée où se cache l’intrus.
Ce monde est sans pitié, et nos dieux dépourvus.
Victimes vous fuyez vos régimes corrompus,
Vos passeurs payés vous lâchent à la rue
De frontières rêvées où vous êtes mal reçus.
En ce monde perdu.
Du fond de vos tombeaux entendez-vous monter
Ces puissantes clameurs?
Vous étiez innocents, jeunes pour la plupart,
Ignorant la terreur.
Victimes improbables de bourreaux fanatiques,
Sans pitié et sans cœur.
Une vie devant vous, insouciants et joyeux ne
Connaissant la peur.
Vous voici nos héros qui réveillez en nous,
Face à cette barbarie,
Les nobles sentiments retrouvés aujourd’hui
Que parfois l’on oublie.
Notre nation souvent, se fissure, se heurte,
Se divise au profit
De barbares sanguinaires, de brutes idolâtres,
Que sont nos ennemis.
Ils entrainent nos jeunes aux extrêmes limites
D’une idéologie.
Elle professe la haine des valeurs qui sont celles
Régissant notre vie.
Écoutez donc ces pleurs, écoutez ces clameurs
Qui animent nos âmes.
Vous êtes le ciment qui manque trop souvent
Et mérite le blâme.
Le chagrin de vos proches, indicible calvaire,
Est un horrible drame.
Ils doivent donc savoir que leur peine est la nôtre
Et leurs bourreaux infâmes.
Êtes vous donc conscients de nous avoir donné le chemin,
Le sésame,
De l’unité profonde qui embrase le pays espérant que ce feu
Ne soit pas lui de paille.
Alors vos sacrifices resteront à jamais
Gravés en nos mémoires.
Ils sont marqués du sceau réservé aux héros
Auréolés de gloire.
Ces puissantes clameurs?
Vous étiez innocents, jeunes pour la plupart,
Ignorant la terreur.
Victimes improbables de bourreaux fanatiques,
Sans pitié et sans cœur.
Une vie devant vous, insouciants et joyeux ne
Connaissant la peur.
Vous voici nos héros qui réveillez en nous,
Face à cette barbarie,
Les nobles sentiments retrouvés aujourd’hui
Que parfois l’on oublie.
Notre nation souvent, se fissure, se heurte,
Se divise au profit
De barbares sanguinaires, de brutes idolâtres,
Que sont nos ennemis.
Ils entrainent nos jeunes aux extrêmes limites
D’une idéologie.
Elle professe la haine des valeurs qui sont celles
Régissant notre vie.
Écoutez donc ces pleurs, écoutez ces clameurs
Qui animent nos âmes.
Vous êtes le ciment qui manque trop souvent
Et mérite le blâme.
Le chagrin de vos proches, indicible calvaire,
Est un horrible drame.
Ils doivent donc savoir que leur peine est la nôtre
Et leurs bourreaux infâmes.
Êtes vous donc conscients de nous avoir donné le chemin,
Le sésame,
De l’unité profonde qui embrase le pays espérant que ce feu
Ne soit pas lui de paille.
Alors vos sacrifices resteront à jamais
Gravés en nos mémoires.
Ils sont marqués du sceau réservé aux héros
Auréolés de gloire.
Une larme de lune
La lune est là figée en son premier quartier.
Légèrement voilée de nuages légers.
Vaporeuse sirène que j’admire taciturne,
En attendant que vienne le sommeil nocturne.
Une longue insomnie peuplée de songes étranges.
En fond de ciel l’ennui des heures où rien ne change
Au fil de la nuit alors soupire un ange,
Entre deux battements de l’horloge qui fuit.
Elle égrène lentement sa plainte au ralenti,
Son tempo lancinant au doux rythme infini.
Le temps n’est que silence, le ciel calme et tranquille,
Et la lune s’avance au dessus de la ville.
Le sommeil m’appelle, la lune alors pâlît
Je sens venir d’elle une larme de pluie
Et l’insomnie rebelle prend fin, à l’aube de la nuit.
Légèrement voilée de nuages légers.
Vaporeuse sirène que j’admire taciturne,
En attendant que vienne le sommeil nocturne.
Une longue insomnie peuplée de songes étranges.
En fond de ciel l’ennui des heures où rien ne change
Au fil de la nuit alors soupire un ange,
Entre deux battements de l’horloge qui fuit.
Elle égrène lentement sa plainte au ralenti,
Son tempo lancinant au doux rythme infini.
Le temps n’est que silence, le ciel calme et tranquille,
Et la lune s’avance au dessus de la ville.
Le sommeil m’appelle, la lune alors pâlît
Je sens venir d’elle une larme de pluie
Et l’insomnie rebelle prend fin, à l’aube de la nuit.
Monday, March 24, 2014
Ma galerie virtuelle
TOUS LES TABLEAUX SONT RÉALISÉS A
L'HUILE SUR TOILE OU VELIN
Flamenco
COQ et sa POULE
Ma galerie virtuelle
La théière du chat
Rose d'hiver
La théière
Le pichet
Nature morte
| ||||||
|
| Galop d'essai |
2013
Floraison aux baux de Provence
Nature morte " Les trois cerises"
2014
Nature morte " Les fruits rouges "
Ciel de neige
2013
La chabotterie
Les lavandins
| 2011 |
Le poulailler
2010
Delta du Rhône
2010
La maison fleurie
2009
Ile de Ré
Coquelicots
| 2009 La corrida |
| 2007 Venise |
Partage des eaux au delta du Rhône
2007
St Gilles croix de vie
2007
Halloween
2007
Clématites
2006
Le lac du Jaunay
2007
Iris
2007
Retour de pêche
Tuesday, March 18, 2014
LE VIN
LE VIN
POÈME HUMORISTIQUE
Jupiter d'ordinaire, est joyeux,
plein d'entrain.
Et
pourtant ce matin, il est là, solitaire
A
se ronger le frein, la mine bien austère.
Mais
qu'a donc Jupiter, qu'a t-il, n'est-il pas bien ?
Se
demandent les siens, et que donc peut-on faire ?
Il
faut dans ces cas là, être plutôt prudent
Et,
généralement, éviter d'être là!
Ou
alors prudemment, le patron n'aime pas
Ceux
qui ne font pas cas, de son tempérament
Et
veulent être présents, au mépris des tracas
Comme
bien souvent, le maître, tarde peu à montrer
Son
humeur morose, à la faire connaître
Malheur,
celui qui ose, se montrer et paraître
Est
sûr de connaître, sa fureur déchaînée
Ne
pouvant éviter, une telle façon d'être
Bacchus
le sait bien, et se garde bien lui
De
troubler son ami, qui malgré leurs liens
Généralement
polis, et cordiaux aussi bien
D'ordinaire
se tient, à l'égard des ennuis
Cependant
aujourd’hui, Bacchus est bien contraint
Le
maître le réclame, et s'impatiente fort
Que
veut-il encore, je crains fort le drame
Aurais-je
eu des torts ? car en cas de vacarme
Finis
alors le charme, le parfait accord,
Le
beau rôle de mentor, seules resteront les larmes.
Ne
pas reculer, ne pas faire attendre
Vite
s'y rendre, et parlementer
Si
possible apprendre, toujours sans froisser
Ce
qui a pu créer, cette humeur peu tendre
Savoir
bien s'y prendre, redonner la gaieté...
Entre
mauvais sujet, entend t-il soudain.
Cela
commence bien, et fait bien son effet.
Tu
n'es qu'un bon à rien, écoute bien les faits.
Et
Jupiter d'un trait, débite le refrain
Devant
l'air importun, de Bacchus stupéfait.
Les
breuvages divins, que tu fais préparer
Sont
vraiment très mauvais, bref, ne valent rien.
Ils
brûlent le palais, et tu le sais très bien
Je
ne sais d'où tu tiens, ces boissons altérées
Il
te faut en changer ou gare à ton destin !
Et
Bacchus tout penaud, repartit bien troublé
Que
puis-je proposer, quel lourd fardeau ?
Je
dois vite trouver, le remède à mes maux.
Allons
voir Dionysos, qui m'a souvent vanté
Les
divines qualités, du fruit de ses coteaux.
Le
pacte fut conclu, entre les deux compères
Après
quelques verres dégustés et bien bus
La
chose devint très claire, il m'en fallait un fût
C'est
un excellent jus, ce nectar doit plaire
Sûr
que Jupiter, ne serait pas déçu...
Sitôt dit sitôt fait,
Jupiter
dégusta, d'un air très hautain
Se
frotta les deux mains, et sa mine changea
Un
sourire serein, et malin à la fois
Bacchus
tu vois, je le savais fort bien
Tu
avais grand besoin, de mon courroux cette fois
Comment appelles-tu ce nectar
délicieux et divin ?
Et
Bacchus distrait et obéissant DIT « VIN » !
N.B. S’il
avait dit : « délicieux et divers », le vin se serait
appelé «VERS »
Curieux non ? Il y a des coïncidences comme cela !
CECI
est l'histoire vraie de l'origine universelle du vin
Soyez en
tous certains ces vers devins ( ouaf, ceci juste
pour vous
mettre dans l'ambiance ) ne sont pas vains ,
ni vingt
non plus , c'est certain .
C'eut été
bien trop peu pour chanter ce don divin.
En
verre ou en vers le vin devint un
précieux bien.
Il fait
chanter l'âme et libérer nos freins.
Il
réchauffe le cœur et resserre les liens des êtres humains
qui n'en
abusent point . Non comme certains, voir ce qui suit.
Si tu
chantes la vigne jusqu'au bout reste digne (
Proverbe bordelais hors d'âge d'un auteur mal connu (très admirateur de Diogène) ayant
vieilli en fût de chêne au château chasse-spleen ). Son étoile concordait, quoique sur la
défense, avec les présages des plus grands devins.*
* Note de l’auteur => Quel pari ou Paris je ne sais
plus ! Enfin juste une petite introduction pour arriver à Paris sans
doute.
Enterré entre Nogent ( ah le petit vînt blanc
) et Bercy ( ça tourne au vinaigre ) avec pour
épitaphe "bon poète mais père sévère». Il fût garde côte de nuit et
dit-on, de ce fait, voyait rarement le jour. Victime d'un naufrage avant de
prendre son quart, on le retrouva à
bord d'une barrique transformée en voilier puis repêché entre deux mers.
Nous lui
devons aussi quelques poèmes en vers non millésimés intitulés :
-
Vers le ver vert qui vira du blanc au rosé avant de devenir rouge pour cause de
mauvais traitement ( vive le bio) pour redevenir jaune en se noyant dans un
verre et jura" je meurs sot», qui devînt un classique dans les tavernes
antiques.
-
Ah le vin, écrit lors d'une noce à Cana dans lequel il écrit « Mais que
font ces poissons dans mon vin »
- Le beau vin écrit à Paimboeuf
pays du pain sans levain
- Le vent d'ange, qui décrit le
vent qui gonfle les voiles en pays angevin,
autrement appelé « y'a du vent dans mes
voiles ».
-
Et
finalement le Ravin écrit lors d'une crise de delirium tremens durant laquelle
il se brisa les côtes en chutant dans le Rhône.
Celui ( le poème ) à Jupiter au début je n’y ai pas, en
premier, cru ( dommage grand ne marchait pas ) mais à l'occasion de mon
anniversaire l'on m'offrit un magnum, un grand cru millésimé, que je n'ai pas
encore bu, mais qui, à n'en pas douter, me fera changer d'avis. Il m'inspira
une très haute réflexion philosophique
malheureusement un peu crue, qui l'eut crût ( indigne d'un gentilhomme car d'un humour douteux et
écrite de retour d'Alsace, après une fameuse cueillette de cèpes ni beaux ni
laids). Après quelques jours passés
avec le beau JO dont tous connaissent la réputation de spécialiste du
Beaujolais ( faudrait savoir!) nous étions coincés dans un bouchon entre
Champagne et Bourgogne . Nous allions dans les côtes du Rhône pour y coincer la
bulle ( du Pape ) avant de faire un tour en Provence nous réchauffer les côtes
du même nom. A bout de patience on se dit " y'en a marre ( de Bourgogne )
on se barre du coin ( ne dites pas bis ce serait trop ) ça tourne au vinaigre.
Allons vers la côte ouest ( c'est mon fief!). C'est là que Jo barre (oui je
sais !) car son but, en vérité ce n'est pas du bobart , est atteint ( par pitié, laissez vos fusils là où ils
sont, ce serait vous conduire en barbeau).
Un petit tour à Sancerre ( je souligne, car certains ne
verront pas la transition habile avec le fusil et le Sancerre dont le petit
goût de pierre ( à fusil justement) n'échappe à personne ), un coup vers
Pouilly et je file sur Bordeaux. Quel pays ! Tous ces châteaux et pas d'eau. Il
fait chaud, je m’arrête au caveau, mais pas de pot ( au risque de décevoir
celle là je ne vous la fais pas, faut pas exagérer, je ne mange pas de ce pain
là ) la cave est en feu. Les pompiers nous montrent tout ce qu'il en reste. A
savoir un écriteau sur lequel est écrit" fermé pour cause de vent d'ange
" petite brise qui souffle en automne en ces coins. Tant pis je rentre à
l'hôtel et là juste avant d'arriver, vous n'allez pas me croire, mais si, un embouteillage. C'est une foire au vin.
C'est fou, il y a des jours c'est à
devenir cave. Heureusement que les vignerons ne manifestent pas, c'est fréquent
il paraît... Par contre lui y a des travaux dans le secteur, ils ont barré la
route, ça forme un goulot, c'est pas le cul ! Bon, j’arrête, je dérape c'est
normal j'attrape de la bouteille.
Ma seule consolation, c'est ce qui me permît de terminer
ce roman sans faire d'abus, sauf littéraires.
A
CONSOMMER SANS MODERATION
Et dire
qu'un jour on me mettra en bière !
A moins que l'on ne me brûle (
le dernier pot au feu ). Décidément je ne vous en aurais épargné aucune!
En
espérant votre indulgence.
Après les émotions un peu de
décontraction.
Jean-Louis
Un instant je me suis pris pour Raymond Devos,
l'inimitable.
Quelle
immodestie!
Et dire que cela me reprendra !
Thursday, February 13, 2014
Bretagne
Quel
est donc ce pays,
Porteur
d’âmes si fières,
A
l’orgueil parfois
Un
peu démesuré?
Et
quel est donc ce sang,
Qui
coule dans nos veines,
Où
se mêlent courages
Et
faiblesses ataviques?
Où
puisent nos racines,
Enfants
de ce pays,
Courageux
et austères,
Solides
comme roc ,
Tels
menhirs ou dolmens,
Aux
solides croyances
Divines
et diaboliques?
.
Est-ce
dans le granit
De
tes côtes rocheuses
Aux
couleurs splendides?
Ou
encore dans la lande
Où
poussent le genêt
Racé
et élégant?
Dans
la grande forêt
Pays
des korrigans
Au
nom de Brocéliande?
Au
pays des abers
Au
bout du Finistère,
A
Brest ou à Quimper?
Au
cœur de cette mer ,
Que
l’on appelle Iroise,
Où
tant de capitaines
Et
de fiers matelots
De
tes lames sournoises
Ont
au prix de leur vie
Sculptés
ces âmes fortes?
Est-ce
dans le marais,
Au
fond de tes tourbières,
Ou
dans les monts d’Arrée,
Que
naissent nos caractères?
Généreux
, entêtés,
Joyeux
, aimant la fête
Au
gré de nos humeurs,
Comme
le ciel changeant,
Porteur
de crachin,
Fils
de l’océan,
Ou
de soleil radieux,
Illuminant
tes lieux
De
toutes les lumières.
Dis
nous fameux pays,
Tes
racines vont-elles
En
cette immensité
Puiser
cette beauté
Que
chantent bien les vents
Qui
soufflent si souvent
A
la pointe d’Ouessant ,
Au
phare de la Jument,
Aux
îles des Glénan,
A
la pointe du Raz,
Porteuse
d’airs de glas,
A
Malo, à Lorient?
Dites
nous en soufflant,
Coursiers
de l’atlantique,
Où
se puise le sel,
Depuis
les temps antiques,
Pour
nourrir tes enfants,
Donner
du goût au beurre
Sur
crêpes de froment,
De
blé noir succulent,
De
fars aux raisins,
Ou
de galettes tendres,
Que
font cuire les femmes
Sur
fond de feu de bois?
Est
ce de tout cela
Que
viennent tes vertus,
Que
les anciens conteurs
Disaient
si volontiers,
Chantées
dans les bagads
Tout
autant que dansées
Au
son de tes bombardes
Et
de tes cornemuses,
Mimées
par les bardes
Inspirés
par les muses?
Qui
donne la beauté
Aux
femmes que tu portes?
Est
ce Dieu ?
Est-ce
Diable ?
Sans
doute un peu des deux,
Quand
elles portent coiffes,
Elles
sont belles à tout âge
Et
changent de vertus
Au
fil des années,
Tout
comme femme sage,
Sans
pour autant des hommes
Etre
à jamais l’otage!
Je
songe aux calvaires,
Des
hommes ou bien de pierres,
Que
réservent la vie
Aux
croisées des chemins,
De
pardons en pardons,
De
chapelles en sanctuaires,
Et
fait cette prière
A
mes frères bretons:
Gardez
vous d’oublier,
Ces
racines, ce passé,
Cette
langue parlée,
Ce
pays magnifique,
Aux
enfants valeureux,
Sans
jamais succomber
Jusqu'au
devenir vieux
Fiers
de vos aiëux.
Sans
haine, sans frontière..
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